22
Sep

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La nouvelle année, pour moi, c’est maintenant. J’ai jamais compris comment Janvier pouvait être un nouveau départ alors que tout a déjà commencé. Le début du reste, c’est Septembre, c’est la fin des vacances, c’est la rentrée, les tailles crayons, les gommes qu’on trouve pas, la gouache, et les crayons à papiers. Les cahiers Clairefontaine, les Tan’s, et la reprise des repas que je ne sais pas cuisiner.
La nouvelle année c’est les devoirs, pour tout le monde, les résolutions qui peuvent voir le jour, les excuses à ceux qu’on a blessés, les je t’aime à ceux qui font de l’existence un soleil brûlant.
La nouvelle année, chez moi, c’est le miel qui coule dans nos veines, les décisions qui se glissent au coin des habitudes qu’on croyait éternelles.
C’est la peur qui dégage, l’envie qui enrage, l’automne qui ravage.
C’est le sang qui se prend à battre dans les poumons. Le temps qui se fend la gueule devant nos photos d’avant.
La nouvelle année regorge de pépites, de joyaux, de surprises, de soupirs nouveaux. Elle donne des ailes aux corps trop lourds, aux coeurs trop sourds.
Elle se mêle de tout, te remet debout, te laisse présager que tu peux tout recommencer.
Alors je sais aujourd’hui ce qui me fait sourire. Ce qui me fait pâlir. Ce qui me fait subir. Je sais ce matin que j’avance d’un pas certain. D’un pas rassurant, d’un pas qui fera que les autres viendront.
Non, je n’ai pas prévu de faire un quelconque Opus qui ne verra pas le jour, ou tombera aux oubliettes, ou pire, existera juste pour être le 5ème.
J’aimerais avoir le cran, l’envie, et le courage, mais il m’est impossible de ranger au fond de ma mémoire le désamour, l’abandon, l’absence d’intérêt que peuvent porter les gens, les radios, les partenaires qui finalement n’en sont pas.
Je ferai cette pause qui s’impose. J’écrirai dans l’ombre des autres, si la chance me le permet. Je resterai au chaud, je serai une maman. J’aurai toujours les yeux qui ne brillent que pour vous. Mais je prendrai le temps de savoir ce que je veux vraiment.
Il n’y a pas un jour sans que je repense aux lumières qui enchantent ce que je chante. Sans que je ne vois l’ombre de vos bouches qui disent à l’unisson les maux qui sont devenus les vôtres au fil du temps

Je vous souhaite de vivre pleinement vos rêves et vos passions. Je ferai de même. Lentement, mais crucialement.

Kiss and cry
R

24
Juil

ecrire

Un blog? Quel blog? Ahhhhh celui là!!!!!
Ouais non, mais ça m’emmerde d’emmerder les gens avec ma vie….
Quoi? Y des demandes? Des gens qui supplient? Ils sont 3? bah dans ce cas ok…..
Derniers souvenirs avec vous…. 2015? enfin pour ceux qui étaient au courant de la sortie de Pink Lady. Sinon ça m’arrive toujours d’entendre « Oh je suis fan de vous, j’adore la liste! Alors, vous nous refaites un album? » Ce à quoi je réponds sensiblement toujours la même chose « Non non, quand on gagne au loto une fois, on arrête de jouer ».
Sauf que moi, d’une, j’ai pas gagné au loto (rapport au fait que j’ai jamais rien acheté, possédé, revendu, valorisé, investi, reinjecté, construit, placé…), et de deux, j’ai décidé de continuer de jouer. C’est très présomptueux, et très optimiste de ma part. C’est fou venant de quelqu’un qui croit en rien. En même temps j’ai de quoi nourrir mon pessimisme. J’ai toujours était moyenne partout, j’ai jamais eu de coup de foudre, jamais gagné un flocon, une tombola. Jamais réussi à signer un contrat de mariage en ma faveur. Non, j’ai été l’enfant sandwich, celui qui n’est ni le premier, ni celui qu’on désire sur le tard. Je suis de ceux qui naissent avec l’étiquette « on avait rien prévu, c’est arrivé comme ça ».
Alors comment croire en la vie, en l’espoir, en l’amour dans ces cas là… Comment continuer à jouer le jeu?
Ben c’est simple, c’est quand le jeu devient vital. Quand le jeu s’appelle «Ecrire ». Ecrire pour être à part. Pour sortir du lot.
Alors à chaque fois, c’est le même merdier, le même combat. On a rien à dire. on est foutu. on y arrivera plus. On va trouver un métier « normal ». .On part à la campagne et on revient avec 3 rimes et demi, et un taux d’alcoolémie décuplé. On écoute ce qui se fait, et on s’y fait pas. On regrette d’avoir triché à sa maitrise de droit, de pas avoir choisi la simplicité. De pas se contenter de qu’on je pourrait avoir.
Et puis, soudain, c ‘est l’envie qui revient, c’est le coeur qui s’emballe sous une plume affable. On reprend l’habitude de faiblir en musique, de saigner en mesures, de retrouver son âme égarée sous la peau. Soudain c’est l’éclaboussure, l’encre qui cogne aux tympans, les blessures qui suintent, y a plus qu’à les cueillir, qu’à remettre de l’ordre.
Soudain on regrette plus, on regrette rien. C’est la seule chose que l’on sait faire et qui nous habite. Alors on se fout du loto, des numéros gagnants, et du complémentaire. On sait que l’on peut gagner plus que ce que l’on espérait: le sens de sa vie.
je vous dis à je sais pas quand, je sais pas où et je sais pas comment. Mais je peux vous dire que je sais pourquoi.

R.

18
Juil

Se remettre à créer

Se remettre à créer, à chercher,
à combler ce que jamais rien ne comble
se remettre à vouloir, à douter
à y croire même une infime seconde
ça vous brûle sous la langue,
sous les doigts
ça vous crame tous ce temps
tout ce froid
ça efface l’indicible indélébile
ça arrache ce qui poussait de travers
ça écrase les pensées les plus viles
ça pardonne même « ce qu’on aurait pu faire" »
se reprendre par la main, par les pieds
et les rimes qui frétillent comme le feu
se défaire des prisons qu’on se crée
et y croire même jusqu’a s’aimer un peu

- version FB -

18
Juin

Papa

papa je sais
que je le dis jamais
il y a tant d’espace
avant que l’on s’enlace

papa je prie
pour que toute ma vie
tes yeux se posent au gré
de tout ce que je fais

papa papa
je te dis pas beaucoup
un peu, jamais, ou pas du tout
pourtant rien n’est plus doux
que mes armes à tes genoux

papa pardonne moi
le manque d’amour parfois
la pudeur fait sa loi
je t’aime par dessus moi

ta langue paternelle
la seule que j’ai apprise
je la chante de plus belle
quand la vie se fait grise

papa c’est pas si simple
d’être celle qui s’éreinte
à faire ce que je dois
au meilleur des papas

- Version FB -

13
Jan

C’était Juste Hier (When We Were Lovers)

Du studio, des rires, du beau gosse, de la chemise en Jean’s :
le clip de mon duo "C'était juste hier (When We Were Lovers)" avec Jack Savoretti est en ligne!
Enjoy! 🎬 ♫♪

09
Jan

Reprendre des forces pour l’ #Album5

💪🍏🎧
Fitnext #cure #thalasso #monodiet #Bretagne #cardio

curefitnext

08
Jan

Début des Maquettes piano/voix

#Album5
#cestundebut

maquettesalbum5

25
Déc

Voeux Jour J

A J-6 de 2017, Jour J de Noël, J+2 de Hanouka, je vous souhaite à tous de merveilleuses fêtes, de plausibles résolutions, des sens en éveil, de l’amour plein les bras, les moyens d’accomplir ce que vous désirez, la force de tenir le coup face à cette vie parfois intenable, la croyance en ce qui vous donne du courage.
Je vous souhaite d’être (ou d’avoir l’impression d’être) heureux, malgré ce monde qui ne l’est visiblement pas.
Que les parents se réjouissent de la difficulté (à la hauteur du bonheur) qu’apporte un enfant. Que les autres se réjouissent de pouvoir vivre ce bonheur pour la première fois un jour.
Je vous souhaite tout ceci, autant que je me le souhaite.
De mon côté je vais faire en sorte de vous garder près de moi en 2017.
Kiss And Hope

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20
Nov

Automnalité

Je suis rentrée dans l’automne de plein fouet. On m’avait pas prévenue, et je m’étais sûrement pas préparée.
Mais ça a fait choc. Ca a fait sens. Il fallait perdre sa couleur pour pouvoir renaître. Il fallait lâcher prise, pour pouvoir tenir. Il fallait laisser filer, pour pas se défiler.
Bref, l’automne c’est mon combat. Celui de ma vie depuis 10 ans. depuis que j’écris jamais ailleurs, et jamais en dehors.
Tout vient de là. Tout vient de l’automne. De son heure d’hiver, de sa peau blêmissante, de son premier cartable, de son odeur de feuilles mouillées sur les pavés.
L’automne qui plombe, qui révise, qui remballe l’été.
L'automne qui se dit qu’il faut redevenir sérieux, redevenir heureux.
L’automne j’écris. Je VOUS écris. J’avance sur ma vie. Pour mieux flancher au printemps. pour mieux me planquer l’hiver. Pour affronter l’été.
"Je suis née en mai, c’est moi le printemps", disait Céline.
Mais je ne suis qu’automne. Dans ma chair profondément. J’aime mourir éphémèrement.
Je vous le souhaite aussi chaud que le mien. Et je vous promets que j’en bave, si ça peut vous rassurer. Mais ça fait son chemin, et même plutôt bien.
A cet hiver,
Rose.

13
Nov

1311

Avril 2010, je foulais les planches du Bataclan.
5 ans plus tard, l’impensable arrive.
Et avec lui la peur au quotidien.
Je suis si heureuse de le voir réouvrir ses portes.
Pourvu que l’on n'oublie jamais, mais que l’on y pense de moins en moins.
#1311
#Bataclan
#treizenovembre

Crédit photo Maryline Maigrat

Bataclan_5ans

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